INITIATION à la POMOLOGIE
(par J.L. Choisel).
INTRODUCTION :
Il convient de faire la différence entre l'arboriculture fruitière et la pomologie.
L'arboriculture consiste à cultiver les fruits alors que la POMOLOGIE est l'art de les étudier. Contrairement à l'arboriculture qui a ses règles bien établies (plantation, taille, traitements,
) la pomologie n'a aucune limite, on y découvre toujours des éléments nouveaux parmi lesquels peuvent intervenir l'histoire locale ou nationale, voire mondiale, les us et coûtumes, l'art graphique, la gastronomie, la littérature, les langues étrangères, l'histoire naturelle, etc. Si bien que nos ancêtres pomologues émérites n'ont jamais atteint la finalité de cet art passionnant aux multiples facettes et ce sera la même chose pour nous.
Il y a deux manières d'aborder la pomologie :
-L'étude de l'arbre et du fruit=surtout dans les vergers conservatoires
-L'étude du fruit= loin du verger, dans les expositions, lors d'apports de fruits par des gens venus d'autres contrés.
Le premier aspect concernant l'arbre fruitier consiste à étudier les feuilles, les rameaux (couleurs de l'écorce, lenticelles, yeux, etc
), le port de l'arbre, sa vigueur, la fertilité, la floraison, les résistances ou les faiblesses,
On fera l'étude sur des rameaux de un ou deux ans.
Je ne donnerais, plus tard, que quelques notions utiles. Précisons que les teintes de l'écorce, des feuilles, des fleurs peuvent être sujets à variations pour une même variété selon diverses causes, parfois imprévisibles provoquant ,ainsi, des erreurs d'interprétation.
L'ETUDE DES FRUITS :
Il faut d'abord considèrer trois types de fruits :
-Les fruits qui ont été
« baptisés », homologués par des sociétés,
des congrès pomologiques. Ceux-là ont laissé des traces
dans la littérature pomologique ancienne. Nous pouvons donc tenter
de leur retrouver leur « état civil ».
-Les variétés paysannes, locales qui n'ont jamais été homologuées et, qui, d'un village ou d'un terroir à l'autre, portent des noms locaux, voire en patois, qui peuvent différer. Parfois nous avons la chance de découvrir qu'un érudit du cru a, en son temps, eut la bonne idée de décrire ces fruits, ou simplement de les citer dans un recueil rarissime.
-Les variétés de semis du hasard trouvées dans une haie, un bois, un compost,
Certaines sont interressantes, d'autres sont insipides, amères, acides, même pas bonnes à presser du cidre. Elles n'ont pas de nom.
Il existe deux catégories
de pommes et de poires :
-A cidre.
-De table dites aussi à couteau ou à croquer. Celles-ci peuvent être désignées « à deux fins », la seconde fin étant l'utilisation pour jus, cidre, pâtes de fruits, fruits tapés, fruits séchés en quartiers, etc
Lorsqu'on veut étudier , par exemple, des pommes du même arbre il importe d'en prélever environ cinq ou six en diverses parties : sous les feuilles(ombre), hors des feuilles(insolation). Souvent les variétés présentent des variabilités(couleurs, forme, pédoncule, cuvettes) c'est pour cela qu'il importe d'en tenir compte lors de cette récolte. On recueillera des fruits bien typés en même temps que leurs variations afin de travailler en vue d' un maximum de chance d'identification.Un fruit à identifier doit être mûr, surtout s'il y a des photos à prendre.
Nous voyons donc qu'une même variété peut, par exemple, appartenir à la fois à la famille des Api et à celle des Rambour. On pourra récolter une pomme toute jaune à côté d'une sur rouge. Ce ne sont là que quelques exemples. La chair, par contre, semble rester stable en teinte pourvu qu'elle soit observée à bonne maturité, car avant elle peut-être verdâtre. Le taux en sucre peut varier selon la présence de potasse, par exemple.
Toutes ces variations nous montrent que les méthodes d'identifications passées et actuelles ne sont pas parfaites, elles ne font que dégrossir le travail. Citons la méthode J.Vercier éditée en 1934, et qui inspire encore de nos jours quelques passionnés .L'informatique ne mène pas à la panacé mais constitue un plus surtout si on a soin de considérer des critères utiles non utilisés jusqu'à ce jour et qui réduisent ainsi le champs des recherches. Un moyen d'identification supposé plus précis serait, peut-être, la génétique, encore faut-il que le chercheur sache que tels gènes correspondent à telle variété. Si personne ne lui donne le nom de cette variété auparavant il ne pourra pas la nommer. Ceci démontre donc que la connaissance des noms des variétés anciennes ne dépend que de ce que nous ont transmis nos aïeux pomologues et leur bibliographie pomologique.Ceci en tenant compte que même d'éminents pomologues ne sont pas à l'abris d'erreurs comme j'ai pu le constater bien des fois en procèdant à des corroborations me forçant à de vraies enquêtes policières pouvant durer, parfois, des années.C'est le charme de la pomologie ! si nous savions tout il n'y aurait plus ce moteur qui nous entraine à la saine passion.
Jean-Louis CHOISEL.
(Voir la méthode d'identification pommes mise au point en 1987, et sur informatique en 1998, par l'auteur de cette introduction.Cette méthode tient compte des nombreuses variabilités d'une même variété et analyse des critères non utilisés dans d'autres méthodes).
L'auteur initie les passionnés à la pomologie depuis bientôt trente ans.
Envoi au site Internet d'Alain Rouèche le 26.11.1999.
INITIATION to
the POMOLOGY (by J.L. Choisel).
INTRODUCTION.
It takes
to make the difference between the fruit culture and the pomology.
The arboriculture
consists in cultivate fruit while POMOLOGY is the art to study them. Contrarily
to the arboriculture that has its well established rules (plantation, size,
processings,…) the pomology has no limit, one discovers there always
new elements among which can intervene the national or local history, perhaps
world, customs, the graphic art, the gastronomy, the literature, foreign
languages, the natural history, etc. So that our ancestors, famous pomologists
have never reached the finality of this art fascinating to facet multiples
and this will be the same thing for us.
There
are two manners to approach the pomology :
- study
of the tree and the fruit = in conservatory orchards
- study
of the fruit = far of the orchard, in exhibitions, during of contributions
of fruit by come peoples others countered.
The first aspect concerning the fruit tree consists in study leaves, branches (colors of the skin, points, calyx, and son on), the port of the tree, its vigor, the fertility, the blossom, resistances or weaknesses, One will make the study on branches of two years.
I no longer
would would give, late, that some useful notions. Specify that dyes of
the bark, leaves, flowers can be subject to variations for a same variety
according to various cause, sometimes unpredictable provoking ,thus, errors
of interpretation.
The STUDY
OF FRUIT :
It is
necessary first to consider three fruit types :
- fruits that
have been named, confirmed by companies, congress of pomologists. The latter
have left traces in the literature of ancient pomology. We can therefore
tempt to find them their " civil status ".
- Farming varieties,
places that have never been confirmed and, which, from a village or a soil
to an other, carry local names, perhaps in dialect, that can differ. sometimes,
we have the chance to discover that a scholar of the vintage, in its time,
had the good idea to describe these fruits, or simply to quote them in
a rare book.
- Varieties
of chance seedling found in a hedge, a wood, a compost, some are
of interest, others are insipid, bitter, acids, even not good to press
the cider. They have no name.
There
exists two apples and pear categories :
- For
cider.
- For Table. also called to knife or to munch . The former can be designated " for two purposes ", the second end being the utilization for juice, cider, doughs of fruit, tapped fruit, fruit dried in quarters, etc...
When one
wants to study , for example, apples of the same tree it imports to appropriate
some approximately five or six in various parts : under leaves(shade),
out of leaves(exposure). Often varieties present variabilities (colors,
form, stem, basins) it is in order that that it imports to take account
some during this crop. One will collect fruit well shaped at the same time
that their variations so as to work in view of a maximum of chance of identification.
A fruit to identify has to be mature, especially if there are photographs
to take.
We see therefore
that a same variety can, for example, belong both to the family of
Lady apple and to the rambo. One will be able to harvest an apple yellow
all beside a red sister. This are there only some examples. The flesh,
on the other hand, seems to remain stable in provided dye that it is observed
to good maturity, because before it perhaps greenish. The rate in sugar
can vary according to the presence of potassium, for example .
All these
variations show us that methods of identifications passed and current are
not perfect, they make only trim the work. Quote the method of J.Vercier
published in 1934, and that inspires again our some day fanatics. Computers
does not lead to the best results but constitutes a most especially
if one takes care to consider useful criteria not used until this day and
that reduce thus the fields of the recherches. One means of more precise
supposed identification would be, perhaps, the genetic, again is
necessary.
Jean -Louis CHOISEL.
To see the method of identification
development apples in 1987, and on computer in 1998, by the author of this
introduction.
This method takes account
the numerous variabilities of a same variety and analysis of criteria not
used in others methods). The author initiates fanatics to the pomology
since soon thirty years.
Dispatch to the Website
of Alain Rouèche - 26.11.1999.
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